| Blessure d'enfance |
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"Notre-Seigneur Jésus-Christ soit loué !"
Années 50 - un jeudi de Novembre - 6 heures 30
"A-a-a men..." répondent des voix ensommeillées.
"Reprenez avec plus de conviction. Je vous en prie : que Jésus sente votre Joie de le saluer dès le matin !"
Tu parles ! Ce jeudi, comme chaque jour, émerger de ce lit de fer qui retient encore la chaleur de la nuit pour se retrouver dans le côtoiement de cinquante-neuf autres pensionnaires, n'incite pas à un dialogue fervent avec le dit "Notre-Seigneur Jésus-Christ"...
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Maintenant, durant trente minutes chrono :
- La queue pour aller aux toilettes (le pipi du matin qui est d'autant plus urgent qu'il est très mal vu de s'être levée la nuit pour satisfaire un besoin naturel).
- La queue pour passer au lavabo : eau glacée qui coule de l'enfilade d'une vingtaine de robinets en bout de dortoir. L'eau froide et la promiscuité ne doivent pas poser problème à nos bonnes religieuses puisque l'on ne se lave que le visage et le cou. Quelle audace, celle-ci qui ose s'ablutionner sous les bras et (Ô Jésus, je préfère ne pas y penser) qui entre dans les toilettes pour se rafraîchir, on ne peut pas dire laver l'intimité !
- Contorsionnisme, à genoux, entre deux lits pour se vêtir sans dévoiler un morceau de chair.
Ces demoiselles ont donc habillé leur corps après l'avoir purifié (vraiment le minimum !). Passons à leur âme (là, on tend vers le maximum : ça dépasse même la mesure).
Dans la chapelle, dès sept heures : regroupement des quelque quatre cents pensionnaires pour entendre la Messe dite par un vieil aumônier rétrograde et tremblotant.
Plus tard, en uniforme et en rangs par trois (surtout pas par deux : le Diable serait au milieu) le troupeau s'ébranle pour la visite des cimetières. Pourquoi les cimetières ? Ben, voyons, novembre, c'est le mois des morts.
- Et : "souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière."
- Et : "regarde bien les tombes de ces malheureux païens, surmontées d'une colonne brisée au lieu d'une Croix."
- Et : "ces regrets éternels: quelle erreur puisque l'éternité, nous la passerons dans la résurrection de la chair !"
- Et, et, et,... Maudites soyez-vous, religieuses embrigadées, tortionnaires de jeunes esprits! Pourquoi imposer cette méditation sur la mort en faisant déambuler le troupeau dans les nécropoles nantaises ?
Savez-vous que celle-ci qui, ce matin, essayait de laver son corps au-delà de vos barrières, a le cœur ulcéré par la mort récente et subite de son père ?
Savez-vous que les flammes éternelles que vous brandissez comme punition pour une mort en état de péché mortel, lui ont pourri sa jeunesse et fait d'elle un réceptacle de révolte et de douleur ?
Celle-ci, c'est moi (maintenant arrière-grand-mère) qui ai lutté pour sortir de cette religion mortifère.
La sérénité ne doit pas être pour moi.
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Texte Annick DUVAL - Novembre 2009. Illustration Jacques DUVAL |
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Thierry Vasseur01/07/2010
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L'histoire est pour le moins bizarre : cela commence par une banale sortie de décor qui vous projette dans toutes les acceptions du terme dans un univers inconnu bien plus dépaysant que la découverte des romans de Jules Verne. Les accidents sont toujours bêtes, donc je n'évoquerai pas les circonstances afin de ne pas leur donner trop d'importance. Toutefois le vélo, et particulièrement le VTT, ne sont pas contrairement à un animal à quatre pattes, le meilleur ami de l'homme. |
Fanny Lasserre01/05/2010
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Cette nuit-là, le ciel est tombé par la fenêtre à peine ouverte, et c'est une petite étoile jaune qui est venue s'agrafer sur mon cœur. C'est une belle histoire me direz-vous ! |
Fanny Lasserre01/04/2010
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Mes parents ne m'ont jamais aimée, c'est la seule certitude que j'ai avec celle d'être laide. Se peut-il que ces deux assertions aient un quelconque rapport entre elles ? |
Réglisse01/02/2010
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Il est 13h00, la journée s'étire, le calme et la chaleur accompagnent ce début d'après-midi. C'est un dimanche prometteur, bientôt les grandes vacances pointent leur nez. |
Monique Maggiolo01/12/2009
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Légère et pétillante, insoumise et sautillante, là voilà ! Elle tourbillonne, vous porte et vous entraîne sur la route, la vôtre, celle que vous arpenterez seul. Elle s'appelle Illusion. |
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