| Commencement d'une faim |
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3h00 du matin. Sommeil difficile, voire impossible. Je me décide à écrire un texte improbable en cherchant des vertus à un exercice jusqu'alors inconnu. Est-ce une erreur ? Dois-je y renoncer ? Le ridicule ne tue pas mais parfois le silence est d'or... en plus, il me faudra des heures pour écrire un leurre.
Mine de rien, j'ai une intro ! Pas de réjouissance hâtive, j'attendrai les commentaires avant de me pavaner. Bon, il est temps d'accrocher le lecteur car pour l'instant je me raconte sans vraiment savoir de quoi sera faite ma phrase suivante. Vous partez déjà ? Non, restez S.V.P. ! Je vous promets une chute, belle en plus...
Lucide. Je m'enlise déjà ! Au secours Inspiration, viens à ma rescousse ! Je ne vais quand même pas tomber dans la facilité en faisant des copier/coller de morceaux de phrases qui ne sont pas miennes et que Google restitue à qui veut. Non, c'est ma sueur qui doit recouvrir ce papier, si un 3000 mètres n'y suffit pas, je puis vous dire qu'un marathon n'y résistera pas !
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Et si j'étais en train d'écrire mon premier et dernier texte ? Une sorte de collector que tout le monde s'arrache ! Vous l'avez lu ? Quoi ? « Commencement d'une faim », un texte unique écrit par « Monsieur Tout Le Monde ». Non, on le trouve où ce texte ? Uniquement sur Sub Yu Magazine !
Quels sentiments étranges de ressentir l'insoupçonnable jouissance que me provoque la lecture prochaine de mon texte par des lecteurs. Je comprends enfin qu'en alignant des mots sur une page, une relation asynchrone s'engage pendant laquelle le temps s'arrête. Waoouuuhhh !! Quelle chance d'être un auteur, quelle chance d'être lu, quelle chance d'avoir assez de talent pour que mots deviennent phrase... Mais quelle horreur d'être ignoré, non considéré, non publié après autant d'efforts ; auteurs en souffrance, je compatis à cette indifférence parfois présente car l'écriture fait naître espoir et non désespoir.
Oui chers auteurs, je vous jalouse et vous respecte mais j'ose voler votre espace le temps d'un texte malgré ce talent qui me fait défaut. Je m'impose dans un monde qui n'est pas le mien, moi qui réserve depuis toujours mes mots à l'entreprise ; celle-ci me les rend mal. Acceptez cette maigre contribution à l'immensité de vos écrits.
Je pensais l'écriture souffrance, je la découvre réjouissance.
3h44 du matin. Insomnie précieuse, voire délicieuse.
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Texte FDR Photos Gisèle DIDI |
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Laurence Bagot01/07/2010
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À l'orée du printemps, alors que le doux soleil tout groggy de sommeil, caresse et frôle la nature encore fraîche et tout juste éclose, les feuilles à peine sorties des bourgeons restent encore froissées et frêles, un silence de marbre s'impose, seul le timoré chuintement de l'air demeure à peine perceptible. |
Lisbeth Paterson01/05/2010
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Tu es partie, il y a à peine deux heures et me voilà plus seul qu'un arbre mort dans une forêt de neige. Ton visage dans la clarté des lampes, sous la chaleur du thé, vibrait comme un archet sur les cordes d'un violon. |
Marie Masuyer01/04/2010
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La plénitude est somme de tous bonheurs comme le blanc est somme de toutes couleurs. Curieux amalgame protéiforme aux vertus enchanteresses, pas de délié dans ce plein-là, de la simplicité seulement. |
Nono01/03/2010
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Madame la Directrice, Bien que je ne me souvienne pas avoir commis une faute qui méritât une punition, vous m'avez fermement imposé de traiter, en matière de pensum, ou de défi, un sujet de dissertation à rendre dans une heure quarante-cinq (comme le temps passe, mon Dieu, je me revois, il y a dix minutes). |
Laurence Bagot01/12/2009
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Lors de mes premières vacances d'été, heureux de les commencer, j'ai loupé ma correspondance pour Arcachon, de surcroît c'est le dernier train. Tout en maugréant méchamment sur notre chère SNCF, je réfléchis à une solution de repli. |
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