
| Regis Mathieu, quand la lumière devient un art |  | Rencontre avec un homme passionné qui réenchante monuments historiques et demeures particulières de ses lumières précieuses que le cristal de roche réfléchit aux quatre coins du monde à travers rééditions et créations merveilleuses, « intemporelles » comme il aime à le dire, plus que contemporaines. C'est avec des yeux d'enfant qu'il faudrait regarder la majesté de certains lustres auxquels Regis Mathieu redonne vie, qu'il faudrait découvrir ses créations audacieuses et goûter au plaisir romanesque qu'il y a à s'éclairer comme autrefois, à la lueur de 36 chandelles. La « fée électricité » a trouvé là son magicien. | - Vous reprenez à l'âge de 20 ans l'atelier familial, était-ce une évidence pour vous ? Non pas du tout. C'est le hasard. Pour mettre en pratique ce que j'apprenais à Sup de Co, j'ai décidé de reprendre l'atelier familial et par amour aussi des beaux objets. - Qu'aviez-vous envie de faire lorsque vous êtes arrivé, en terme d'innovations ? L'atelier n'avait pas de travail. J'ai analysé ses savoir-faire : la fabrication de lustres pour des magasins de luminaires ayant quasiment disparu au profit des grandes surfaces. L'entreprise familiale ayant périclité, le but du jeu n'était pas de continuer sur cette voie mais de faire autre chose et j'ai proposé mes services en lustrerie sur mesure puis nous sommes devenus haute couture. - Trouvez-vous ça, aujourd'hui plus qu'hier, un métier qu'il est difficile d'exercer dans les règles de l'art et de la tradition ?Pas du tout. Il y a 20 ans, c'était un peu difficile parce que la main d'œuvre ne savait pas faire ça dans les règles de l'art et de la tradition. Ils étaient plutôt dans une logique industrielle. Nous avons la chance de faire de la restauration, de la réédition d'ancien et de la création. Nous sommes donc en perpétuelle formation, la pratique, les gestes deviennent plus précis. Nous sommes sur un chemin de perfection qui est assez long. C'est un métier passionnant. On peut le voir par la lumière, par la technique, par l'objet, par l'Histoire. Chacun y trouve quelque chose de passionnant et donne beaucoup d'énergie dans la fabrication des lustres. |  | - Qu'est ce qui vous passionne le plus, de la création ou de la restauration ? La restauration a toujours été mon bébé. Le fait d'évoluer quotidiennement au milieu des lustres anciens amène à se forger un œil sur ce qui s'est déjà fait et c'est plus facile d'en sortir. Nos créations ne ressemblent pas à quelque chose de déjà existant grâce à toute cette culture de restauration, de créations de toutes les époques qui provoque en moi une soif qui ne sera jamais rassasiée. La voie est large. C'est ce qui me passionne aujourd'hui. |  | - Il existe dans vos ateliers un musée ouvert toute l'année et des expositions temporaires. (récemment : Lumières sur Bugatti) Pourquoi avez-vous choisi ce thème ? Je suis un passionné de voitures anciennes et je connais très bien le design automobile et la création. La France a été très riche dans la première moitié du XXe siècle. Bugatti, c'est un nom mythique. Ma passion de l'automobile fait que lorsque je rentre dans mon musée où tous les lustres sont suspendus, je vois un grand espace libre pour poser des choses au sol. L'automobile est un bon support pour refléter cette lumière. Je trouve que c'est un art complet au même titre que la lustrerie. Les matériaux nobles qui étaient utilisés à l'époque : l'argent, le bronze, le cristal de roche, faisaient de ces lustres des signes extérieurs de richesse mais dans la beauté. Aujourd'hui on a un petit peu perdu ça, on achète un lustre pour s'éclairer. L'automobile c'était la même chose. On avait vraiment un travail d'artisan, de designer et de techniciens. Chaque pièce de Bugatti est une œuvre d'art. |  | - Quels sont vos projets à venir ?
Les jardins du Palais Royal, le Château de Chantilly, la cathédrale Saint Louis à Versailles, le Cosmos Club à Washington... Nous venons de terminer les lanternes de la rotonde des abonnés du Palais Garnier. Ça n'avait pas été fabriqué du temps de Garnier. Nous avons donc fini le palais Garnier en quelque sorte ! Notre savoir-faire c'est ça : de la réédition d'ancien et de la création. Ce qui est vraiment amusant dans notre métier c'est que tout se mélange. C'est pour ça que les gens retrouvent aujourd'hui dans leur lustre une notion de plaisir. Ce n'est plus imposé par l'époque, par le style, par la lumière, c'est imposé par le plaisir. Le lustre est devenu complètement inutile au fil du temps avec les plafonds bas, les halogènes... et c'est dans cette inutilité qu'il a retrouvé une utilité, celle de faire plaisir à celui qui l'achète. Nous travaillons également beaucoup sur la lumière. Nous avons déposé des brevets d'ampoules qui éclairent comme des flammes, ne consomment rien et durent quasiment 50 ans. D'un coup de baguette magique, nous arrivons à restituer dans les intérieurs la magie des éclairages à la bougie. Nous avons ainsi ré-éclairé la Galerie des Glaces, le Petit Trianon, l'Opéra Royal à Versailles avec cette notion d'ampoules économiques et en retrouvant une ambiance qui joue avec les miroirs, les dorures et les marbres. | | Texte Fanny LASSERRE Photos Mathieu Lustrerie |
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Marie Masuyer24/03/2012
 | Le design touche à tout, révèle, illumine tous les objets de notre quotidien en leur offrant l'aura de véritables oeuvres d'art, et c'est dans une même logique d'esthétique ultra-compétitive que se multiplient les innovations dans les domaines de l'informatique ou de la hi-fi. |
Marie Masuyer14/10/2011
 | Des accents nordiques sonnent déjà au doux nom de la créatrice... Hanna Wallmark est suédoise. Rien de bien évocateur au premier abord quand on parle bijoux, et pourtant, la petite marque lancée en France il y a quatre ans, est aujourd'hui distribuée dans près de 400 boutiques, y compris à l'étranger. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Si « qui ne dit mot consent », Nicolas Flachot n'est pas un taiseux et parle avec beaucoup d'enthousiasme et de chaleur de sa passion presque nouvelle - l'histoire à plein temps n'a que deux ans - pour les lettres qui assemblées prennent sens et donnent aux mots naissance. |
Fanny Lasserre21/03/2011
 | Lorsque du mobilier scandinave côtoie une table Knoll et un tapis de Max Ernst, le tout éclairé par une lampe PH5 Poul Henningsen, il est fort probable d'être en présence de l'univers de Juliette Aittouarès qui n'aime rien tant que recréer dans sa galerie des espaces de vies en associant des designers et des époques, des couleurs et des matériaux. |
Fanny Lasserre et Gisèle Didi24/01/2011
 | Place Charles Dullin, il y a le théâtre de l'Atelier et une petite boutique de chapeaux merveilleux. En son sein, Mira Belle, qui a donné son pseudo fruité à sa boutique, nous reçoit, pleine d'enthousiasme, plaçant sur nos têtes comme sur la sienne des bibis plumés, des turbans écossais, des tambourins brodés, des canotiers fleuris, des cloches feutrées, la tête nous en tourne de nous trouver ainsi parées par tant de formes et de couleurs. |
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