
| [A] Xavier Wei, au corps, en corps et encore |  | | [B] Li-ling Lin, un corps à corps culturel | Dans cet Est parisien où de nombreux artistes plasticiens ont trouvé la lumière et l'espace nécessaires à leur travail, nous rejoignons Xavier Wei (initialement Wei Chenhong), peintre taïwanais et français de coeur depuis 1991. Discret, incarnant au premier abord une réserve toute asiatique, Xavier parle une langue métissée mais qu'on dirait dédiée à son art : précis et perfectionniste. |  | Sous la verrière de son atelier, des colonnes de toiles soigneusement rangées par thèmes et couleurs. Premier contact avec un être semblant osciller constamment entre évaporations créatives et sens commun. Xavier est passé par les Beaux-Arts à TaïWan où il fait la conaissance de Li-ling Lin avant d'intégrer ceux de Paris, dont il sort diplômé en 1995. Il l'avoue, il fut un des rares personnages de sa promotion à avoir choisi la France comme pays d'adoption culturelle... la plupart cédant généralement aux sirènes américaines. Les impressionnistes l'étonnent, l'aura des écoles françaises l'intrigue. Le voici donc exposant pour la première fois à la Galerie T'Cha de Paris dès 1996. Ses visages restent un peu flous, ses décors se fondent et s'inspirent en effet de maîtres inoubliables, mais son rapport au corps et à ses détails est déjà exceptionnel. Puis vient la première mutation. Xavier se concentre sur des êtres aux yeux fermés. D'innombrables portraits, têtes aux traits exagérés, très identifiées par un artiste de plus en plus pointilleux. |  | Technique et vraisemblances servent visiblement son art, au point d'en faire les conditions sine qua non de son auto-satisfaction. Ces êtres endormis se déclinent indéfiniment sur des toiles changeantes. Xavier aime travailler sur des supports divers, décupler les effets et les profondeurs de tons. Après le réveil de ses visages, des nus, puis de magnifiques scènes naïves et profondes à la fois. L'élégance est présente malgré le trait forcé. |  | Une question arrive forcément : pourquoi aucun visage oriental sur ses toiles à l'onirisme bien estampillé ? Xavier Wei ne répond pas « influences de ses décennies parisiennes » ou « curiosité », simplement l'envie d'un moment, l'impalpable...
Une rencontre avec un caractère complexe, fourmillant de talents et de déductions mais souvent en recherche. On sent son univers habité, ses origines un peu embrumées mais si présentes. |  Xavier Wei expose constamment à Taiwan, et pas assez en France, pays chanceux qui l'a hébergé ! www.xavierwei.com | | [B] Li-ling Lin, un corps à corps culturel | Texte Marie MASUYER Photos Fanny LASSERRE |
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Fanny Lasserre24/03/2012
 | L'oxymore, qui crée une nouvelle réalité poétique, n'est pas une invention moderne. Corneille en a fait ce merveilleux vers dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Aujourd'hui encore, son rythme syllabique comme l'imaginaire qu'il provoque, nous force à en faire référence. |
Fanny Lasserre et Thierry Vasseur14/10/2011
 | Le Cri de Edvard Munch arrache à Julie Perin un cri du cœur: « Je dis à maman à 12 ans : quand je serai grande, je serai artiste. » Une vocation précoce qui l'anime encore d'une force et d'une capacité de travail impressionnante, accompagnée d'un raisonnement profond et continuel sur le corps, sur cet instant qui perdure où la petite fille devient une femme, objet de fascination et d'interrogations qui viennent depuis nourrir son œuvre. |
Marie Masuyer12/06/2011
 | Les routes d'Elodie Lachaud sont envoûtantes et multiculturelles. Sur fond de balade solitaire, chacun s'y retrouve, entend son histoire, passe d'un monde à un autre sans jamais se perdre complètement. |
Fanny Lasserre12/06/2011
 | Sur les hauteurs de Clamart, Mïrka Lugosi nous attend. De loin, nous l'apercevons, grande, mince, délicieusement rétro. Excessivement simple et complexe, nous rencontrons une femme douce dont la réflexion pointue nous plonge dans un univers sensible et sensuel. |
Marie Masuyer21/03/2011
 | Rencontrer un artiste marque toujours un peu notre quotidien et la façon dont nous appréhendons le monde. Par identification, par goût ou par dégoût, par émotion, nous contemplons puis digérons son univers. Le mécanisme est évolutif et parfois capricieux, mais invariablement fécond. |
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